Beaucoup d’Occidentaux qui ont eu des expériences avec les Chinois relèvent ce paradoxe : dans une société dictée par des règles collectivistes, les Chinois se comportent parfois d’une manière très individualiste. Comment interpréter cela ?
En effet, l’approche chinoise centrée sur les réseaux et les relations permet aux Chinois d’être individualistes tant qu’ils respectent et accomplissent leurs nombreuses obligations envers les divers membres du groupe auquel ils appartiennent.
Confucius estime que chaque individu n’existe que par rapport à d’autres. En remplissant son rôle dans la société, chacun élargit et enrichit son individualité pour le plus grand bien de la communauté auquel il appartient. La société chinoise n’est ni individualiste ni collectiviste au sens propre. A la différence du Japon où l’éthique est fondée sur le groupe collectif, en Chine, elle repose toujours sur les relations entre les individus particuliers, qui forment un réseau avec les mêmes intérêts.
Ces codes culturels permettent de mieux comprendre les comportements professionnels des Chinois. Ils sont la manifestation de valeurs et de croyances profondément ancrées.

